Une méthode et un protocole qui concentrent toute l’information
Le principe de la discipline est de décrire ce que l’on appelle des cibles. Une cible peut tout aussi bien être un évènement, un lieu, un objet ou encore une personne et se présente sous la forme d’une photo ou d’une image dans la majeure parties des cas. A cette image, est associée une coordonnée, attribuée de manière arbitraire ou selon une correspondance déterminée au préalable par ceux qui créent les cibles dans le but qu’elles soient perçues avec le plus d’éléments et de détails possible par les remote viewers, sans qu’aucune information d’aucune sorte ne leur ait été fournie. Ex : S’il m’amuse de vous demander ce que vous pouvez « voir » et/ou « percevoir » de manière tout à fait intuitive sur ma maison, je vais associer à la photo de celle-ci une coordonnée comme, pourquoi pas 12345, et vous demander de décrire la cible intitulée 12345 sans bien sûr vous dire qu’il s’agit de ma maison et sans vous donner aucun renseignement. Vous déroulez simplement le protocole et vous exprimez sur le papier ce que vous ressentez et percevez.

Le Controlled Remote Viewing est avant tout une méthode basée sur un protocole.
Cela peut paraître froid, voire rigide, pour un procédé visant à développer une part intime de l’être humain et faisant appel à des capacités intrinsèquement liées à nos sens mais son rôle est de nous accompagner et de nous guider de la manière la plus « humaine » possible, rôle qu’il remplit avec efficacité et fluidité. Sa conception suit des principes logiques et se veut d’une simplicité exemplaire bien que comme tout nouvel exercice il faille se familiariser avec lui. On ne construit pas une cathédrale sans suivre le plan de l’architecte… Le protocole est le véhicule qui nous amène à notre destination, comme j’aime à le dire, et le comprendre, se laisser porter et lui faire confiance est gage de réussite. A la fois science et art mêlés, il est aussi naturel que fondamental, suivant le fil de nos pensées comme nous suivons notre itinéraire jusqu’à notre destination. Pratiquer la science de la vision à distance c’est faire preuve de méthode et de rigueur tout en laissant la place à l’expression de toutes ses émotions, ce qui en fait son art. En suivant chacune des étapes il nous permet d’explorer l’une après l’autre toutes les facettes, tout les aspects, tous les sentiments intuitivement ressentis sur la cible, en mettant notre corps au service de notre esprit. L’un n’existant pas sans l’autre.
Et quand vient le moment où vous prenez connaissance de ce que l’on nomme le feedback, c’est-à-dire la photo ou l’objet associé à la cible sur laquelle vous avez travaillé avec âme et conscience et que vous découvrez la justesse de vos perceptions, alors vous constatez que « la magie à opéré » ! Vous avez perçu quelques chose de plutôt sympa, une belle énergie en émanait, c’était sûrement vivant, et vous avez ressenti de la douceur comme une peluche ? Vous aviez un sentiment de jeux et une impression de grands yeux ou de dents pointues ? Et vous découvrez que la cible, c’est votre chat ! Et bien vous aviez « vu » tout juste ! Vivre cet instant est incommensurable ! C’est une révélation de ce dont nous sommes capables !
UNE SEANCE DE REMOTE VIEWING
Concrètement, à quoi ressemble une séance de vision à distance ? Voici un exemple d’une séance que j’ai moi-même faite et qui s’est révélée assez bien réussie. Il faut savoir que sur une séance, pour décrire nos ressentis, nos émotions, sentiments, et toutes les perceptions qui s’offrent à nous, nous utilisons des adjectifs. Si nous avons la sensation d’un élément plutôt matériel, artificiel et non pas un être vivant, alors ce sont ces mots que l’on utilisera, matériel et artificiel. A contrario, vivant, organique, humain ou animal. Etc. Les cibles pouvant être de plusieurs natures : liquide, énergétique, vivante, biologique. Ce que l’on nous demande c’est de décrire une cible à laquelle est attachée une coordonnée, donc au départ de la séance de travail nous ne disposons que de celle-ci. Ici, elle était la suivante DI270419. L’enjeu est donc de poser clairement son intention de « voir » et de décrire la cible associée à cette suite de caractères, de dérouler le protocole et de laisser la magie opérer. Voici ma séance de travail pour « la lecture » de cette coordonnée et en dernier lieu, le feedback, « la réponse » , l’image ici de ce qu’était la cible. Bien sûr, pour chaque séance de vision à distance, le remote viewer obtient le feedback après avoir terminé son travail et peut découvrir si ses perceptions étaient correctes. Ici, les miennes étaient justes à plusieurs niveaux et les croquis reflétaient également assez justement la forme de la cible. Les descriptions à l’étape 2 ainsi que les émotions liées aux éléments conceptuels et intangibles rattachés à la cible sont exactes et précis et m’ont valu quelques félicitations. Je donne cet exemple également parce que sur cette cible, j’ai ressenti une sensation de vertige et je suis sujette à ce trouble dans la vie. Percevoir cette cible à distance en ressentant « la peur du vide » comme si j’étais réellement au-dessus d’elle alors que j’étais assise à mon bureau à été particulièrement troublant et impressionnant !! Selon ses prédispositions, chacun ressentira les choses avec sa propre sensibilité. Rien n’est figé. En vision à distance, rien n’est formaté et entre nous, nous avons à maintes reprises constaté que si nous ressentions les mêmes éléments et impressions, nous les traduisions différemment. L’enjeu est d’être à l’écoute de son corps car c’est par lui et le cœur que les émotions circulent. Elles sont reçues par l’inconscient qui les transmet au conscient et nous les mettons ensuite en mots.
EXEMPLE DE SEANCE
A suivre ici, l’étape où l’on exprime toutes les perceptions que nous ressentons lors de la séance. Elles sont fulgurantes et se manifestent de manière différente selon les personnes, se déversant suivant un flot ininterrompu de ressentis divers et variés, passant de la forme à la texture ou de la couleur aux émotions qu’elles véhiculent. On dessine également tout ce que notre inconscient nous « montre ». Certains croquis se révèlent parfois très proches de la cible, dans certains cas, ils la décrivent tout simplement telle qu’elle est réellement. Ici la forme rappelant le Pentagone que je percevais de manière intuitive n’était pas si éloignée que ça de la forme de la cible à savoir l’aéroport. A droite de notre copie, seront exprimés ce que l’on nomme les bruits mentaux, c’est à dire ce que notre cerveau « interprète ». Sachant que notre mental à horreur du vide, il va essayer de comprendre ce qu’il perçoit pour en faire quelque chose de cohérent. Ex ; si je perçois du rouge et quelque chose de rond et que j’ai la sensation d’une activité sportive, alors mon cerveau va tout associer et en déduire qu’il s’agit un ballon de basket. Dans ce cas, on écrira « ballon de basket » dans la colonne correspondante aux bruits mentaux parce qu’ils ne sont pas des intuitions ou des perceptions à proprement parlé mais le fruit des interprétations de notre conscient.

Ici l’étape appelée la matrice, elle synthétise toutes nos perceptions en les regroupant par catégories. Elle permet d’établir une liste exhaustive de tous nos ressentis et de mettre en valeur les plus importants. La texture, la forme, les couleurs, le poids, le mouvement sont éprouvés et notés. Les émotions et intangibles représentés par la lettre I donnent des précisions sur la nature de la cible au niveau conceptuel, ce sont des éléments abstraits qui ne s’expriment pas sous une forme concrète ou lisible. Une église par exemple amenera à l’idée de la religion. Ces perceptions intangibles sont extra-ordinaires à vivre.

La synthèse ci-dessous, comme son nom l’indique, reprend toutes nos sensations, impressions et émotions et nous invite à exprimer et mettre en forme et en mot ce que nous pensons de la cible à tout les niveaux de lecture. Dans cet exemple, je percevais clairement une structure artificielle vue de haut qui présente une utilité et qui concerne un moyen de transport en lien avec le tourisme, la famille et les vacances. Dans mes interprétations mentales j’ai même vu l’image d’un avion.

Le feedback ! C’est le moment de vérité ! Voilà la cible que je devais décrire ! Vous comprendrez aisément la joie et le plaisir que l’on peut ressentir à la découverte de la « réponse » quand on prends conscience que ce que nous avons perçu était juste. C’est un moment de bonheur intense et une prise de conscience implacable sur nos véritables capacités.

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